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Ouvrir une société à Dubaï : étapes, délais et licence

Ouvrir une société à Dubaï, pas à pas : types de société et licence, processus 100 % à distance, quand voyager, délais réels, coûts et fiscalité à 9 %.

Marina Ramirez Lorca
par Marina Ramirez Lorca Fondatrice et directrice générale de LorcaBase

Publié le
7 min de lecture

Ouvrir une société à Dubaï est plus simple que sa réputation ne le suggère — et plus nuancé que ce que promet le marketing. La partie facile est réelle : la constitution est un processus 100 % à distance, la licence est émise en quelques jours et la propriété étrangère est de 100 %, sans associé local. Les nuances aussi : il y a un moment où il convient bel et bien de voyager, le compte bancaire n’est garanti pour personne et mal choisir le type de société se paie plus tard.

Ce guide parcourt le processus complet avec l’activité et la licence comme fil conducteur : quels types de société existent, les étapes une à une, ce qui peut se faire depuis l’étranger et quand il faut entrer, les délais réels, les coûts aux tarifs officiels de 2026 et la fiscalité. Pour confier le processus avec un accompagnement complet, la page de service est ouvrir une société à Dubaï ; ceci est la version informationnelle.

Les types : free zone, mainland ou offshore

La première décision n’est pas le nom de la société — c’est sa structure, parce qu’elle détermine à qui vous pouvez vendre, ce que cela coûte et ce que cela exige :

Sur cette base se choisissent l’activité officielle du listing de la juridiction — qui définit ce que la société peut faire — et le type de licence (services, commerciale, industrielle). La combinaison structure + activité représente 80 % de la conception ; le reste du processus est de l’exécution. Pour comparer émirats et juridictions, le guide général où constituer aux Émirats donne la carte complète.

Les étapes, une à une

  1. Structure et activité : choisir la zone (ou le mainland), l’activité officielle du listing et le type de licence, avec le modèle d’affaires réel sur la table.
  2. Demande et KYC : passeports des associés, formulaire de la zone et description du business. Aucune présence requise.
  3. Émission de la licence : dans des zones franches comme IFZA, en 3 à 5 jours ouvrables. La société existe déjà.
  4. Carte d’établissement (establishment card) : le document qui permet à la société de sponsoriser des visas de résidence.
  5. Visas de résidence pour le fondateur et les employés : permis d’entrée, changement de statut si vous êtes déjà aux Émirats, examen médical, biométrie de l’Emirates ID et formalisation du visa — c’est ici que le processus touche le sol émirien.
  6. Compte bancaire, traité en parallèle : dossier de conformité, présentation auprès de banques adaptées au profil et, si la banque traditionnelle tarde, des alternatives fintech.

Dès le premier jour, il convient de mettre en place la comptabilité et, quand le chiffre d’affaires l’exige, l’enregistrement à la TVA — la clôture fiscale se décide à la première facture, pas à la dernière.

Depuis l’étranger : ce qui est à distance et quand entrer

La question la plus répétée a une réponse nette : la société se constitue sans mettre les pieds aux Émirats. Choix de la structure, demande, licence et carte d’établissement sont des démarches à distance. Ce qui n’est pas à distance, c’est la résidence : l’examen médical et la biométrie de l’Emirates ID se font physiquement dans le pays, et c’est cette entrée qu’il faut planifier.

Le moment optimal pour voyager est quand le permis d’entrée est déjà émis : on entre avec lui, on passe l’examen médical et la biométrie, et le visa se formalise — 1 à 3 semaines de processus au total. Si vous êtes déjà aux Émirats sous un autre statut (touriste, par exemple), le changement de statut permet de compléter la résidence sans sortir du pays. Et si la société n’a pas besoin de visas — un véhicule qui facture des services sans résidence du fondateur —, le processus entier peut se boucler à distance, avec une nuance : la banque valorise la résidence, et une structure totalement à distance peut nécessiter plus de temps ou des alternatives fintech pour le compte.

Depuis la France, le processus s’emboîte particulièrement bien. La constitution complète se gère à distance et presque dans votre fuseau horaire — Dubaï n’a que 2–3 heures d’avance sur Paris —, avec des vols directs Paris–Dubaï pour le voyage de la résidence, qui peut se régler en une seule visite bien planifiée. La documentation de départ est minimale — passeport en cours de validité des associés — et tout le processus peut se mener en français. Le point qui exige, lui, une vraie conception est fiscal : tant que vous restez résident fiscal en France, vous y êtes imposé sur votre revenu mondial ; le schéma émirien déploie donc tout son effet quand le déménagement est réel et démontrable — pas quand seule la société l’est.

Les délais réels

Les coûts aux tarifs officiels de 2026

En taxes gouvernementales de la première année, dans Dubaï :

ZoneSans visasAvec 1 visa
Meydan FZ12 520 AED (TVA incl.)22 620 AED
IFZA · Silicon Oasis12 900 AED18 000 AED
DMCC · JLT (premium)50 985 AED54 938 AED

Hors de l’émirat, RAKEZ (Ras Al Khaimah) démarre à 6 000 AED tout compris — la voie d’entrée la moins chère quand la société n’a pas besoin d’être dans Dubaï même. Des postes qu’il vaut mieux connaître : l’examen médical + Emirates ID (~900 AED par visa), la carte d’établissement (2 200 AED à IFZA) et les renouvellements annuels à partir de la deuxième année (IFZA depuis 12 900 AED ; DMCC, tarif fixe de 38 910 AED). Les honoraires professionnels de tout prestataire sérieux se budgétisent toujours à part des taxes — c’est le test décisif du secteur.

Fiscalité : ce qu’on paie vraiment

Le paquet fiscal est l’argument silencieux de tout ce qui précède. Sur les bénéfices, Corporate Tax de 9 % uniquement au-delà de 375 000 AED — en dessous, 0 % — et sans impôt sur le revenu personnel sur les salaires ni les dividendes. En TVA, taux général de 5 % avec enregistrement obligatoire au-delà de 375 000 AED de chiffre d’affaires imposable annuel, et taux de 0 % possible sur l’exportation de services en respectant les conditions du règlement. Et une nuance qui importe à qui opère depuis l’étranger : pour que ce schéma vous serve face à votre pays d’origine, il vous faut une résidence fiscale réelle aux Émirats, avec une présence démontrable — la société s’ouvre à distance ; la résidence fiscale, non.

Conclusion

Ouvrir une société à Dubaï est un processus de trois semaines avec deux décisions qui valent plus que toutes les démarches réunies : la structure correcte — free zone, mainland ou offshore — et l’activité officielle qui décrit ce que vous faites réellement, parce que d’elles dépendent la licence, les coûts et à qui vous pouvez facturer. Le reste suit un scénario connu : licence en quelques jours et à distance, un voyage bien placé dans le calendrier pour la résidence, une banque avec un dossier sérieux et une comptabilité dès la première facture. Qui respecte cet ordre ouvre la société une fois ; qui l’improvise l’ouvre deux fois.

Références

Sources et références

Références utilisées pour contextualiser cette page et ses données principales.

u.ae — The United Arab Emirates' Government portal

https://u.ae/

Federal Tax Authority: VAT

https://tax.gov.ae/en/taxes/vat.aspx

Federal Decree-Law No. 47 of 2022 on Corporate Tax

https://mof.gov.ae/wp-content/uploads/2022/12/Federal-Decree-Law-No.-47-of-2022-EN.pdf

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FAQ

Questions fréquentes

Puis-je ouvrir la société sans voyager à Dubaï ?
La constitution, oui : choisir la structure et l’activité, déposer la demande et émettre la licence est un processus 100 % à distance dans les zones franches. Le voyage devient nécessaire pour la résidence — l’examen médical et la biométrie de l’Emirates ID se font dans le pays — et certaines banques exigent une présence pour ouvrir le compte. Société sans visa : pas de voyage ; société avec résidence : au moins un voyage.
Combien de temps faut-il pour ouvrir la société ?
La licence est généralement émise en 3 à 5 jours ouvrables dans des zones franches comme IFZA. Le visa de résidence — permis d’entrée, examen médical, Emirates ID et formalisation — ajoute 1 à 3 semaines, et le compte bancaire se traite en parallèle (de quelques jours à plusieurs semaines selon le profil). De bout en bout, le cas typique complet tourne autour de trois semaines.
Combien coûte l’ouverture de la société ?
En taxes gouvernementales de la première année (tarifs officiels de 2026) : depuis 12 520 AED à Meydan FZ (TVA incluse) ou 12 900 AED à IFZA sans visas (18 000 AED avec un visa de fondateur), jusqu’à 50 985 AED à DMCC, la juridiction premium. Hors de l’émirat, RAKEZ (Ras Al Khaimah) démarre à 6 000 AED tout compris. Les honoraires professionnels sont toujours à part.
Free zone ou mainland : que me faut-il ?
La zone franche est l’option habituelle pour le conseil, les services digitaux et le commerce international : 100 % de propriété étrangère, coût initial moindre et le flexi desk couvre l’exigence de domiciliation. Le mainland (territoire continental) est nécessaire quand vous vendez au marché local des Émirats, avez besoin d’installations physiques ou soumissionnez à des contrats publics.
Quels impôts paient la société et son propriétaire ?
Impôt sur les sociétés de 9 % uniquement sur les bénéfices dépassant 375 000 AED — en dessous, 0 % —, sans impôt sur le revenu personnel sur les salaires ni les dividendes. La TVA est de 5 %, avec enregistrement obligatoire au-delà de 375 000 AED de chiffre d’affaires imposable annuel et taux de 0 % possible sur l’exportation de services en respectant les conditions du règlement.
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